Mise à jour le mercredi 18 mars 2009 à 11 h 13
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Photo: La Presse Canadienne /Kin Cheung Le PDG de l'assureur AIG, Edward Liddy (archives) |
Le PDG du géant américain de l'assurance AIG, Edward Liddy, devait comparaître, mercredi, devant un comité du Congrès. Dans des extraits de son témoignage qui ont été diffusés à l'avance, il reconnaît les juteuses primes versées aux cadres de l'entreprise en grande difficulté financière étaient « répugnantes », mais qu'il n'avait pas le choix de les verser.
Le grand patron d'AIG, arrivé en poste à l'automne, alors que le gouvernement américain injectait 170 milliards $US de fonds publics dans AIG pour lui éviter la faillite, expliquera qu'il n'avait légalement pas le choix de verser ces 165 millions $US de primes prévues dans les contrats des cadres de l'entreprise.
Cible de sévères critiques de la part des membres de la sous-commission financière de la Chambre des représentants, Edward Liddy plaidera que ces primes avaient été décidées bien avant son entrée en fonction à la tête de l'entreprise.
« Je n'apprécie pas ces arrangements et je trouve cela répugnant et difficile d'avoir à vous recommander leur application. [...] Mais honorer des engagements contractuels est au coeur de l'activité d'assureur », écrivait Edward Liddy le week-end dernier au secrétaire au Trésor, Timothy Geithner.
Le versement de ces primes aux cadres d'AIG, dont plusieurs sont jugés directement responsables de l'effondrement de l'entreprise, a fait sortir de ses gonds l'administration du président Barack Obama.
Qui plus est, la presse américaine révélait ce week-end qu'AIG aurait versé plus de 90 milliards $US d'aide fédérale à des banques américaines et étrangères, dont certaines avaient déjà reçu des fonds du gouvernement fédéral américain.
L'administration Obama a promis d'obliger l'assureur américain AIG à rembourser l'intégralité des sommes versées en primes à ses employés.
« Nous imposerons contractuellement à AIG, dans le cadre de ses opérations, de rembourser au Trésor le montant des primes versées », a écrit Timothy Geithner aux dirigeants du Congrès, en ajoutant que les 30 milliards de dollars que doit encore verser Washington à AIG seront par conséquent réduits d'au moins 165 millions de dollars.